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CHRONIQUE - AGENT 11 - CHAPITRE 01

L'AGENT 11 

CHAPITRE 01

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Habillée d’un long manteau noir, les gants noirs, tout en noir, L’agent 11 pénétra dans la pièce, son pistolet automatique et silencieux dans la main. Les occupants de la pièce étaient cinq. Surpris par son entrée, ils voulurent se lever, mais elle avait déjà dégainé ; elle tira rapidement. Ils n’eurent pas le temps de riposter, cinq morts sur le carreau. Elle s’avança, et poussa du pied le corps encore chaud de l’un des hommes. Elle entreprit de fouiller dans sa poche. Elle retira toutes ses pièces et fouilla. Ce qui l’intéressait, elle mettait directement dans son manteau, l’inutile était jeté au sol.Elle se releva, regarda la pièce. Elle jeta un coup d’œil glacial sur les corps qu’elle enjamba rapidement. Cinq minutes plus tard, elle était sortie. Elle avait eu ce qu’elle était venue chercher.

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La tête courbée, marchant rapidement, elle ne prêtait pas attention aux gens autour d’elle. Elle enfonça ses mains dans les poches. Elle devait faire vite. Le temps était contre elle. Elle avait vingt quatre heures pour disparaître. Sa mission était personnelle. Personne ne devait la lier aux meurtres. Elle sortit un téléphone jetable et lança un appel

 Je vous avais dit que je déteste les surprises. Une fois encore, vous aviez manqué à votre parole. Je déteste les hommes qui n’ont pas de couille. On se reverra.

Elle raccrocha et jeta son téléphone dans la poubelle la plus proche. Il était temps de changer les règles du jeu.

Les hommes qui arrivèrent sur le lieu du crime ce soir là furent estomaqués de découvrir tant de décès. L’inspecteur Garrido hocha la tête, il comprenait déjà, son collègue lui dit

 C’est le travail d’un pro
 Oui, c’est son boulot, insaisissable

Son collègue ouvrit les yeux. 

 De qui parles-tu Garrido ?
 De notre tueur. Je le recherche depuis deux ans. Il a réapparu. Et je crois imaginer la raison. Bon, il est temps de le coincer.
 Tu connais celui qui a fait ça ?
 C’est l’agent 11, capable de tuer le seigneur en personne si elle en recevait l’ordre ;

Son collègue, surpris lâcha le paquet de cigarette qu’il tenait en main

 Elle ?
 Oui, c’est une femme. La plus dangereuse de toutes les créatures terrestres. Nous devons l’arrêter. 

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L’agent 11 était arrivée dans sa chambre d’hôtel. Elle ouvrit un laptop qu’elle avait tiré au fond du lit. Elle le mit en marche et écouta la voix :

« Il est vert. Tout se met dans la danse à travers les nuages. Il n’ya pas de ver dans le fruit. La couleur est jaune. »

Elle réécouta l’enregistrement plusieurs fois. Elle avait saisi le message. Elle éteint le laptop en introduisant un code. Tout prit feu directement. Elle enleva le chapeau qui recouvrait son crane nu. Elle s’assit sur le lit et réfléchit. Il était temps de bouger. 

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L’agent 11 est le produit du camp d’expérimentation de Suero, un camp militaire en Russie. Ils enlevaient de jeunes enfants qu’ils formaient à être des tueurs professionnels. La plupart était des garçons. Quelques filles avaient ‘bénéficié’ du programme. Ces enfants n’avaient pas de nom, juste des codes qui les distinguaient. Ils avaient grandi dans un univers impersonnel avec pour seule mission de tuer. Tuer était la devise. On répondait aux ordres et on exécutait. Ils ne connaissaient pas une autre vie. Ils étaient appelés à être des exécutants. Elle avait passé sa vie à tuer. Elle avait tué pour la première fois à 11 ans. Et depuis, elle ne s’était plus arrêtée. Elle avait pu s'échapper de son ancienne vie et devenir un mercenaire. Pendant cinq ans, elle avait tué pour de l’argent, acceptant des missions qui lui permettait de traverser tout le globe. Elle était insaisissable. Allant d’un point à l’autre sans aucune inquiétude. Elle était prête à tout et aurait tout fait jusqu’à cette fameuse rencontre 5ans plus tôt. A cause de lui, elle avait changé de vie. Elle avait envisagé autre chose même si elle savait que c’était impossible. Ses victimes ne la laisseront jamais en paix. Même si elle avait choisi les plus pires crapules de la terre. C’était un milieu où on n’allait jamais en retraite. Elle y avait cru pourtant. Mais les choses ne marchent pas toujours comme on le désire. Ils avaient tué David alors que c’est elle qu’on voulait. On l’avait fait sorti de sa cachette. Depuis deux ans, elle traquait ses meurtriers. Elle mettra la main sur le commanditaire qui lui échappait à chaque fois. Elle y était presque. On l’avait obligée à reprendre du service. Cette fois ci, elle ira jusqu’au bout.

Apres avoir parcouru plusieurs pays, elle avait pu avoir sa trace ici à, Moscou. Tout la ramenait en Russie, un pays qu’elle aurait préféré fuir pour toujours. Elle n’y avait plus mit pieds depuis 10 ans, depuis ce fameux jour où à 19 ans, elle avait pris sa liberté. Elle se rappelait encore de ce jour comme si c’était hier. Deshinko avait crié au téléphone :

« Tu ne t’échapperas jamais agent 11. On te retrouvera où que tu vas. Crois moi, tu ne seras en sécurité nulle part sur cette fichue planète. »

Elle savait qu’il avait raison. Mais elle avait essayé. Aujourd’hui, elle devait faire face à ses erreurs. 

Elle avait changé de ville. Une autre piste. Elle rejoignit son hôtel. Elle était prête du but. Elle prit cinq minutes pour inspecter la chambre, c’était un reflexe. On ne se débarrasse pas de ses tics. Elle vérifia sa collection d’armes, tout était en ordre. Elle avait deux personnes à voir ce soir. Elle prit rapidement un bain et vêtit sa tenue habituelle. Toujours en noir. Encore pieds nus, elle eut la sensation que quelle chose clochait. Elle eut juste le temps d’attraper deux armes avant que les premières rafales ne pleuvèrent. Du couloir, les balles sifflotaient dans la salle. Elle se mit à l’abri. Elle chercha son repère de riposte. Au même moment, une fumée envahit la salle. On voulait l’obliger à se découvrir. Elle n’avait plus le choix. Deux armes à la main, elle dégaina rapidement en poussant la porte qu’elle utilisa comme paravent en reculant à sa gauche. Elle avait cinq secondes pour atteindre les ascenseurs, elle avait compté les pas en entrant. Elle ne pouvait pas sortir par la fenêtre car était au sixième niveau. Les tirs s’étaient accentués. La sirène d’incendie avait été mise en marche. Elle tira rapidement, l’un d’eux fut atteint et tué sur le coup. Elle avait atteint l’ascenseur, et mit rapidement le bouton du rez de chaussée. Elle savait qu’ils devaient l’attendre en bas. Elle arrêta l’ascenseur au premier niveau, ouvrit le haut et marcha à travers ses couloirs. En quelques minutes elle se retrouva dans la rue. Elle était pieds nus. Elle se retourna, le feu avait envahi l’hôtel. Bon, elle était près du but. C’était la bonne nouvelle.

L’inspecteur Garrido cracha lorsqu’il constata les dégâts

 Mince, nous arrivons trop tard
 Je vais finir par croire que celle que tu poursuis est un fantôme Garrido
 Elle l’est ...elle l’est

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L’agent 11 ouvrit le tiroir à la gare et retira tout son arsenal. Elle avait toujours un plan B. elle prit ses chaussures, la mallette contenant ses armes et se mit en route. La nuit avait été écourtée pour elle. Elle devait faire vite. L’étau se resserrait et sa cible voulait lui échapper. 

Elle avait comprit où trouver son homme. Encore une visite surprise. Elle ouvrit la porte et entra brusquement comme d’habitude. Elle tira avant que le premier ne dégaine. L’autre leva la main

 Ne tirez pas s’il vous plait !
 Je vois

Sa voix était douce et basse. Elle esquissa un demi-sourire. Elle ne souriait jamais. 

 Je n’ai pas le temps à perdre, passez lui un message. Dites lui que je serai là avant le coucher du soleil. Je serai au rendez-vous.
 D’accord, d’accord.. je passerai le message
 Je n’ai pas besoin de vous pour passer le message...
 Mais...mais...et alors....
 J’ai juste besoin de vous tirer cinq balles , il comprendra le code...

Elle tira avant que son adversaire n’ouvre la bouche

 Voilà, rendez-vous au point habituel.

 Conclut-elle

Elle sortit en courant. La police sera là bientôt. Elle avait prit le temps d’avertir l’inspecteur Garredo qui était à ses trousses depuis deux ans. Elle prenait la peine de lui laisser assez d’indices pour la suivre. C’était fait express. Il croyait la suivre, alors que c’est elle qui le tirait. 

Le jour s’était levé depuis longtemps lorsque le monsieur qui entra dans son bureau poussa un cri plaintif.

 Toi !

Elle était assise comme une ombre dans sa chaise. Elle se leva

 Contente de te revoir Wilfried. J’espère que ta famille va bien. et tes gosses aussi. Ah, j’oubliais, je ne devrais pas parler de ta famille. Bon, je n’ai pas le temps. Tu préfères une mort douce ou celle plus lente. Si j’étais toi je choisirai la douce. Asseois toi. Excuse-moi d’avoir manqué à ma courtoisie élémentaire, au camp de tir, on nous a appris à être poli. J’ai reçu ta visite à mon hôtel hier. Je mentirai en disant que j’ai été honorée. Tu n’es pas un gentleman Wilfried. On ne traite pas une dame ainsi. 

Elle le poussa dans la chaise la plus proche. Il suait à grosses gouttes. Il savait qu’il allait mourir. Il ne le voulait pas. Il pouvait encore négocier. Il avait une carte, une dernière à abattre. Il avait juré garder le secret, mais là il n’avait plus le choix. C’était cette personne ou lui. Il ne voulait pas mourir, même s’il n’était pas certain qu’elle le laissera vivant après ça. Il risqua le tout pour le tout

 Ecoute, j’ai une révélation à te faire. En échange, épargne-moi
 Tu crois que tu es en position de négocier ? j’ai échappé à mille attentas tendus par toi. Je n’ai pas négocié.
 Je sais que tu veux venger David, mais écoute...
 Oui
 Ce que je vais révéler est lourd, trop lourd...je risque ma vie...
 Désolée de te le rappeler, tu n’es pas censé sortir vivant après m’avoir vue !
 Je t’en prie agent11, écoute-moi une minute.

Elle déclencha le clan de sécurité de son arme. Elle l’approcha de sa tempe et murmura
 Il te reste 30 secondes
 David est vivant !

Il y’eut une seconde de silence dans la salle, on entendit une mouche voler. Elle fut la première à rompre le silence

 Tu viens de signer ta mort douloureuse
 Je te jure, il est vivant ! je peux le prouver, je te jure
 Je ne joue pas
 Je sais. Je sais. Il est vivant. Il n’est pas mort. Je peux te dire où le trouver. Je t’en prie...crois-moi
 J’imagine que c’est vrai. J’imagine. Ca voudrait dire ce que je ne veux pas croire. Dans tous les cas, la nouvelle est mauvaise pour moi. Je déteste les mauvaises nouvelles.
 Il est vivant
 Je te crois
 Alors, tu ne me tues pas ?
 Je crois que j’ai changé mes plans. Toi et moi savons que si je ne te tues pas, ils le feront après ce que tu viens de me dire. Tu retardes le moment. Je veux juste une piste, une seule et je sors d’ici. Je te laisse le choix de te tirer une balle dans la tête seul.

Il toussa. Il savait qu’elle avait raison. Il le savait depuis longtemps. Il avait repoussé l’échéance. Il avait cherché à la tuer plusieurs fois sans réussir. Il eut presque de l’admiration pour cette femme. Il déballa tout en quelques minutes. Dès qu’il finit, il conclut

 C’est tout ce que je sais
 Ok, voici l’arme. Une seule balle. Si tu te rates, crois-moi, tu le regretteras.

Elle lui tendit l’arme et sortit. Elle n’était pas loin lorsqu’elle entendit une détonation. Elle dit à la secrétaire surprise

 Appelez la police, votre patron vient de se tirer une balle dans la tête.

La femme était surprise, elle ne l’avait pas vue entrer. Elle ne comprenait rien. L’agent 11 avait déjà disparue.

Au coin de la rue, elle appela l’inspecteur Garredo

 Inspecteur, ne soyez pas surpris de mon appel. Ne cherchez pas à me repérer. Vous m’aurez le moment venu. Le député le plus puissant de la ville vient de se suicider. Paix à son âme. Je quitte la ville. J’ai une autre mission à accomplir. Celui que je croyais mort est vivant. Je crois que je vais faire un tour en enfer. A bientôt.

Elle raccrocha et jeta le téléphone à la première poubelle sur sa route. 

David était vivant 
David avait été son mari pendant deux ans.

 C’est sa mort qui lui avait fait reprendre du service. Elle vivait depuis deux ans avec la hargne de se venger. Ce qu’elle venait de découvrir remettait tout en question. Elle allait reprendre du service.

 

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